C'est un fleuve sans fin, pas si tranquille, qu'aucune brise ne vient caresser, qu'aucune barque n'ose traverser de peur de se briser dans l'écueil de sa rage mal contenue.
C'est un fleuve dont la flore se meurt et dont la faune se vide; pourtant quelques lames continuent à caresser amoureusement les rivages dans l'espoir d'attirer peut-être une sirène qui saura lui redonner un semblant de vie et pour qui il deviendra ce qu'est le Nil pour l'Egypte.