mardi 3 juin 2008

Culpabilité

Culpabilité, je pense que c’est le sentiment que je déteste le plus, ça vous ronge, vous pèse et vous titille. Vague déferlante qui vous serre le cœur dans un étau et qui rend chaque bonheur illégitime.

Et quand culpabilité rime avec l’impuissance de changer les cours des choses et que vous savez au fond de vous-même que vous n’y êtes pour rien et que quoi vous fassiez cela ne saurait être autrement.

Envie de me débarrasser d’un poids qui me pèse, envie de fermer les yeux et faire le vide, envie de ne plus avoir de conscience, envie de lâcher prise...

mardi 25 mars 2008

l'Iznogooday

D'habitude, le plus commun des mortels prends des résolutions dans certaines occasions (réveillon, son anniversaire, thourou, dfintou,… que sais-je moi?). Moi en me réveillant ce matin, j'ai décidé de décréter ce 25 mars comme une occasion de réjouissances et de fête pour ma propre personne d'abord et pour tous ceux dont l'humeur et le temps de chiottes pousseraient au suicide.
De ce fait je déclare donc l'instauration de l'Iznogooday chaque 25 Mars du calendrier grégorien. Ainsi votre vizir adoré (que dieu lui accorde longue vie et un harem bien approvisionné) a décidé, en ce jour béni, de prendre quelques résolutions pour son bien et par conséquent pour le votre sujets dévoués :
- Ne plus dormir jusqu'à ce que gueule de bois s'ensuive, 9H seront largement suffisants.

- Essayer de se réveiller de bonne humeur.
-Avoir l’air plus présentable en se rasant un peu plus souvent.

- Avoir trois repas par jour et arrêter de bouffer des cochonneries.

- Arrêter de fumer (oui encore).

- Arrêter de culpabiliser pour des choses dont il n’a pas le contrôle et se bouger le cul pour les autres.

- Ne plus hurler auprès de la demoiselle de la hotline de son cher fournisseur Internet à chaque fois que la connexion s’interrompt (putain je vais finir par sortir avec elle tellement je l’appelle).

- Publier des notes plus souvent (même si elles sont nulles à chier).

- Essayer d’élever son niveau de connerie et d’être encore plus futile (ça commence bien avec cette note).

jeudi 13 mars 2008

J'aimerai...

J'aimerai te faire croire que ton sort m'est égal et que, quand tu es devant moi, je regarde à travers toi.
J'aimerai te faire croire que le son de ta voix se confond avec le brouhaha de mon quotidien de citadin.
J'aimerai te faire croire que ton rictus n'éclaire plus l'obscurité de mes tristes matinées.
J'aimerai te faire croire que ma haine n'est pas ma nouvelle façon de t'aimer.
J'aimerai te faire croire que je ne suis pas frustré à l'idée qu'un autre puisse te toucher.

J'aimerai me faire croire que mes blagues salaces te font tomber dans la nostalgie de notre complicité révolue
J'aimerai me faire croire que l'indifférence que je feins à ton égard provoque en toi la même frustration que je ressens quand tu me frôles "accidentellement" par le bout des manches
J'aimerai me faire croire que la lueur que je crois percevoir dans tes yeux, quand nos regards se croisent, soit porteuse d'un certain message.
J'aimerai me faire croire que je resterai à jamais le seul à te comprendre et à pouvoir soulager ta peine


Et pourtant c'est moi qui ai prononcé la phrase fatidique, celle qui m'a condamné au bagne loin de ton cœur.

Dans ton infinie ruse tu m'as amené à parler en ton nom, à dire les mots que tu n'as pas osé prononcer et que je ne voulais pas dire.

mercredi 23 janvier 2008

Vous m’avez demandé ?! Me voici ! Me voilà !

Purée ! Presque 3 mois que je n’ai rien écrit ! Je ne saurai expliquer une si longue absence : manque d’inspiration (et pourtant), manque de temps (ptête) et manque de motivation (sûrement).

Ces trois derniers mois ont été, je pense, les plus intenses de mes 24 dernières années, plusieurs vies en une seule…

Tout d’abord je suis rentré au pays (oh Paris si tu savais…), le retour a été assez déstabilisant : la sensation d’être étranger chez soi, que les choses ne sont plus à leur place, se réveiller dans ce qui aura été ma chambre pendant plus de 20 ans et me demander où je suis etc. Il m’a bien fallu une semaine (à grand renfort de mloukhia, couscous et compagnie qui ont fini par achever mon pauvre estomac) pour me remettre dans le bain, recouvrir mes habitudes et là c’est bon je suis me fond à nouveau dans le moule (ou je donne l’impression de l’être).

Ensuite, j’ai changé de statut : de celui d’étudiant à celui de jeune diplômé (mot technique pour désigner le chômeur désoeuvré que je suis) avec toutes les interrogations propres à ce genre de changement, rien que de l’écrire ça me fout les boules!

Ah oui ! Le 15 Janvier mon blog a soufflé sa première bougie, finalement ça n'a pas été si con de le créer car au-delà de sa fonction première qui était d’en faire l’expression de mon esprit malade (je pense que la thérapie a donné un effet inverse), il m’a permis de faire connaissance avec des personnes qui me sont devenues très chères (prenez pas la grosse tête c’est juste pour faire joli que je le dis).

Bon bein c’est tout, rien à rajouter pour le moment, j’espère seulement que cette note va sonner mon retour pour de bon, à très bientôt !

jeudi 8 novembre 2007

21 grammes

Je marche seul par cette pluvieuse matinée, la tête dans les nuages, je ne vois rien de ce qui m’entoure, je n’entends pas le brouhaha de cette foule qui m’entoure et la cohue des moteurs vrombissants à mes côtés, je pense à elle, beaucoup à elle mais pourtant…

Un crissement de caoutchouc, des cris, une immense douleur, la sensation de voler et de toucher le ciel, un choc et un craquement que je suis seul à entendre.

J’ai froid très froid, j’ai envie de crier mais aucun son ne sort de ma bouche, un jet chaud m’asperge le visage, j’humecte cet improbable breuvage salé, les feuilles mortes chargées de poussière me titillent le nez, j’ai envie d’éternuer histoire de jouir une dernière fois mais je n’ai pas de mouchoir.

Une larme coule sur mon visage meurtri, pourtant je n’ai pas mal, je n’ai pas peur, je m’en irai comme tous ceux qui m’y ont précédé, je pousserai la porte et je trouverai les réponses.

Mes pensées sont confuses, le film de ma vie ne veut pas se projeter, qu’importe, je n’ai pas envie de me farcir un navet pour mes derniers instants.

Je dois être en bien mauvais état, tout le gel que j’ai mis ce matin pour mettre au pas mes cheveux rebelles ne me servira pas à grand-chose là où je vais.

Au crépuscule de ma courte existence, je ne pense à rien, je n’ai pas d’inspirations, pas de « et pourtant elle tourne » pour la postérité, j’attends que la lumière s’éteigne et je commence à trouver le temps lent.

Ca y’est une voix me parle, que me dit-elle ? Je n’y comprends rien, C’est en anglais, pourquoi ? Pourquoi n’ai-je pas pris des cours au British council comme me l’a toujours conseillé ma frangine ? Je me concentre, « All good things » ???!!!!

Fichue Nelly Furtado! Fichu portable ! 7h45 ! Putain chui à la bourre comme d’habitude !

Une nouvelle journée qui commence…

lundi 8 octobre 2007

Quand tu es à Paris

La pire connerie c’est d’être célibataire (franchement c’est trop bête)

Habitue toi à l’odeur de pisse à chaque coin de rue

Prépare-toi à marcheeeeeer et équipe-toi en sparadraps (aie !)

C’est pas parce que tu as une carte bancaire que tu es riche

Evite de tout convertir en dinars (p… brika w kaftegi à 12 euros !)

Quand tu es fauché évite de faire les centres commerciaux : tu risques d’exploser ton découvert ou d’être hyper frustré

Si té un gourmet, prévoit de gagner au loto

Si t’aimes pas les cleps évite de venir (p… ils bouffent mieux que moi !)

Si tu vas au Louvre, ne perds pas ton temps en allant voir la Joconde (celle dans le salon de ta grand-mère est pareille avec moins de monde)

Si té habitué à mettre « z… » en facteur dans chaque phrase que tu dis, remplace le par « vas-y » à tout va, ça fait in paraît-il, exemple : « bah vas-y comment tu vas » (Faarid version française)

Si tu es claustrophobe, le mieux pour toi c’est d’être SDF

Si on te dit « do you speak english », répond par la négative en secouant la tête

Si tu es fan d’Aznavour, que tu sais qu’il se produit Vendredi, que c’est complet et que des amis à toi y vont, évite de les croiser pendant au moins les 15 prochains jours.

lundi 17 septembre 2007

Les aventures d'un paumé à Paris (suite et fin)

Me retrouvant sans stage et avec comme seul atout un bout de papier avec un nom et une adresse, je m’arme de courage et je vais au dit lieu.

D’abord personne n’était prévenu de mon arrivée et encore moins d’un stage de longue durée, on me passe comme même un entretien et on me propose un sujet. Bonne nouvelle diriez vous ! Et bien non : le sujet proposé traitait d’un domaine qui n’avait aucune commune mesure avec celui qui était prévu au départ, outre le fait que je détestais cette spécialité, cela posait un gros problème avec mon institut car on ne change pas de sujet comme de chaussette (je sais qu’il y’en a qui n’en changent pas souvent, n’est-ce pas Mister Crado?)

Attendez ce n’est pas tout ! Figurez vous que le site du laboratoire est classé sensible par le gouvernement français et donc moi en tant qu’étranger j’avais besoin d’une autorisation pour pouvoir y pénétrer. La dite autorisation n’étant donné qu’après une minutieuse enquête sur ma personne ce qui nécessiterai un délai d’au moins un mois ce qui m’empêcherai de valider mon stage auprès de mon institut.

Désarmé et avec comme seul réconfort le fait que je ne pouvais pas tomber plus bas (même si...), je me décide de jouer le tout pour le tout et je recontacte mon premier encadreur à qui j’explique clairement la situation et en sous entendant le fait que je disposais d’une convention signé de sa main et qui stipule l’obligation qu’il a de me prendre dans son labo.

Le bonhomme finit par céder et me voilà à nouveau stagiaire en règle.

Les prochains jours seront délicats à négocier malgré le fait qu’il n’a pas l’air de me garder rancune.

FIN

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J’oubliais : Et ils eurent beaucoup d’enfants et vécurent heureux et blablabla….